19/12/2006

Surtout, ne meurs pas sans tout me dire

Surtout, ne meurs pas sans tout me dire

 

Un jour ou l’autre, le monde tremble sous nos pieds. Le plus étonnant, c’est que nous n’en avons que rarement conscience. Il faut des mois, des années, parfois une vie entière, pour comprendre que le séisme a eut lieu et que rien plus jamais ne sera pareil.

 

Je me souviens de la mort de mon père. J’avais onze ans. Quand ma mère m’a annoncé la nouvelle, ma première pensée a été : « Pourquoi le ciel ne s’effondre pas ? Où sont les éclairs qui doivent déchirer l’horizon ? Pourquoi les feuilles dansent sur les branches ? ». Il me semblait si curieux que la vie toute entière ne soit pas sensible à ma douleur, que la mécanique de notre belle planète ne se dérègle pas, ne serait-ce qu’un court instant, pour crier à la face du monde le chagrin immense que j’éprouvais Peine d’autant plus forte qu’elle me ramenait à ce que je n’étais pas, que je n’avais pas été, et que je ne serai jamais.

 

J’avais onze ans mais déjà un corps de femme. Je n’étais pas une fille aimante qui saute au cou de son père et l’embrasse avant qu’il ne parte travailler. Je ne supportais plus les contacts physiques, une main sur ma chevelure, un baiser sur la joue, même les regards un peu soutenus me dérangeaient, et qu’ils viennent des membres de ma famille ne faisaient qu’aggraver le ressentiment. Ce matin-là, lorsque mon père est parti, j’ai dit « Salut » de loin, de très loin, et je me rappelle que j’ai soufflé de bonheur à l’idée d’avoir la maison pour moi toute seule pendant quelques instants, avant mon départ pour l’école, de l’autre côté de la rue.

 

Je ne comprenais pas que la vie ne s’était pas arrêtée et qu’elle continuait à défiler inlassablement, car j’étais convaincue que mon soupir du matin avait éloigné mon père. Ce petit soufflement l’avait envoyé loin, comme on éloigne un insecte qui tourne autour de fruits trop mûrs. J’attendais le châtiment ; en ne soupirant plus : il ne fallait surtout pas que l’horrible tour de passe-passe se reproduise. Je suis devenue affable et polie à l’excès, une gentille fille, sage et douce, toujours souriante, prête à écouter. Aucun soupir d’agacement, jamais.

 

Et puis, un jour, j’ai eu trente ans et j’ai perdu le bébé que j’attendais. Les gens autour de moi pleuraient, me consolaient, invoquaient le Ciel et tous ses Saints, mais moi, je restais la fille lisse que j’étais depuis près de vingt ans. Simplement résignée : j’avais du oublier d’être vigilante. Je l’avais certainement poussé, ce fameux soupir, un soupir d’aise, égarée que j’étais à aimer l’homme qui me faisait cet enfant tant attendu.

 

La psychologue de l’hôpital n’était pas très contente de moi - c’est un euphémisme. De fil en aiguilles, elle m’a aidé à en découdre avec ce tissu de mensonges que je m’étais fabriqué pour me tenir chaud au coeur. Le vrai séisme n’avait pas été tellement la mort de mon père mais ce que j’en avais fait. Au fond de moi, je me réfugiais dans une sorte de croyance magique qui m’empêchait de grandir, par fidélité à lui. Je restais enfant, telle qu’il m’avait connue. Je n’évoluais pas, puisque sa vie à lui ne changerait jamais plus. Cette fidélité à toute épreuve masquait les doutes et les questions qu’il m’était impossible d’affronter seule : Est-ce que je l’aimais ? Est-ce que je l’aimais assez ? Est-ce que je lui ai dit ? Est-ce que je lui ai seulement dit une fois ? Et si tel n’était pas le cas, comment faire pour survivre malgré tout ? Il me fallait affronter tout cela pour envisager la vie qui m’était destinée. Après vingt ans de mise à l’écart, je pourrais alors devenir celle que je m’étais efforcée de laisser en germe.

 

Aujourd’hui, j’approche doucement de la quarantaine et, même si je n’ai plus de grande certitude, comme avant, je reste convaincue, disons, jusqu’à preuve du contraire, que chacun d’entre-nous a vécu, un jour, un événement d’une puissance inouïe, qui l’a ébranlé au-delà du concevable. En bon petit soldat, fait pour avancer quand même, tout le monde continue à trottiner. Mais la faille est là, elle détermine en nous un « avant » et un « après ». Et tant que nous ne nous sommes pas attelés à creuser cette faille, y faire jaillir tout ce qui suinte, rien ne guérira cette affreuse plaie béante.

 

í

 

Quand Juliette m’a appelée, elle m’a juste dit : « C’est fini ». Pas besoin d’autres mots, je savais qu’Antoine, le père de mon mari, était décédé. Depuis des mois, il traînait un cancer des os et je l’avais vu s’éteindre à petit feu. La mort n’était plus qu’une question de jours et on l’espérait tous. Juliette a ajouté : « Il est mort sans un mot, sans un regard vers moi, tu sais, avec son petit air buté qu’il avait toujours ». Alors, seulement, les larmes ont roulé sur mes joues. Et puis le doux souvenir : quand j’avais accouché des jumelles, Antoine avait perdu sa mine sombre quelques secondes. Il l’avait en se penchant sur les berceaux de plastique, il l’avait en remontant son nez du visage de mes filles. Mais lorsqu’il les avait vues, petits anges tombés comme de nulle part parmi nous, il avait eu des étincelles dans les yeux et même une esquisse de sourire. Allongée sur mon lit, le regard au niveau des couffins transparents, j’étais la seule à avoir pu capter ce moment, comme un petit grain d’or trouvé dans un fleuve, qui donne l’espoir qu’il y en ait d’autres, que la vie prenne un tour complètement différent.

 

Le soir, quand ma chambre s’était vidée, et que mon mari et moi nous nous apprêtions à apprivoiser nos filles, j’avais raconté l’anecdote à Vincent, savourant encore le plaisir que cette lueur m’avait donné. Il avait ri : « Ma belle ! Indécrottable optimiste ! Tes hormones te jouent un dernier tour, c’est tout ». Sur le moment, j’avais haï le ton que prenait l’homme de ma vie pour parler de son père, même de façon détournée. Et, ayant progressé du côté « lisse et gentil », je lui avais balancé que l’on ne peut pas être père soi-même si l’on n’a pas réglé les conflits que l’on a avec son propre géniteur. Vincent m’avait embrassé le bout du nez en souriant : « Mais de quoi tu parles ? Je n’ai pas de conflit avec mon père. Je n’ai pas de relations, c’est différent ».

 

C’était bien ce que je lui reprochais. Je ne comprenais pas pourquoi il n’entretenait rien avec son père, sans avoir quoi que ce soit à lui reprocher. Oh, bien entendu, comme tous les enfants, il avait bien quelques griefs, comme le vélo bleu qu’il n’avait pas eu à la Noël 1969. Mais rien que du futile, du dérisoire. Vincent se cachait derrière le fait qu’un jour, lorsqu’il avait cinq ans, son père avait arrêté de parler. Du jour au lendemain, il s’était tu. C’en avait été tout des conversations passionnées entre père et fils sur la pousse des légumes, la ponte des poissons du petit étang d’agrément. Il n’y avait plus eu de rire, non plus, quand Vincent faisait le clown du haut de la balançoire ou du toboggan. « Mon père est mort depuis longtemps », disait Vincent, sans aucune tension dans la voix, comme s’il s’agissait d’un constat banal. Je me rongeais à me demander « Pourquoi ? Comment ? » mais j’étais bien la seule. Le reste de la famille jugeait qu’il était simplement devenu grognon avec l’âge et le sujet était clos. Je me souviens que cette nuit-là, quand Vincent s’était retourné vers Clara et Chloé, j’avais tiré la langue dans son dos. Comme une enfant idiote, à bout d’arguments.

 

En revivant cet instant en pensée, j’ai soudain eu beaucoup de colère en moi. Comment les proches d’Antoine, dont je fais partie, avaient pu le laisser partir comme cela, triste et terne ? Qu’avions-nous raté ? Avions-nous seulement fait quelque chose ? En raccrochant, j’étais fatiguée par avance d’annoncer la nouvelle à Vincent, qui hausserait les épaules, en signe d’impuissance, aux filles qui m’assailleraient de questions – pensez-vous, à huit ans !- mais ne demanderaient rien à leur père, comme si elle sentaient déjà que le sujet était sensible. Le fils ne parlait pas au père, Clara et Chloé ne parleraient pas du grand-père au père, c’était un drôle de rêve éveillé, où je me débattais seule, à hurler : « Mais ouvrez donc les portes et les fenêtres », où les autres ne m’entendaient pas et continuaient à vivre enfermés à double tour, sans que je sois capable de les aider.

 

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L’enterrement fut parfait. Chaleureux, à l’image du reste de la famille. Les deux sœurs de Vincent l’encadraient. Je me suis demandé quel regard portait Antoine sur ces enfants. Charlotte, l’aînée, grande et fine, des cheveux blonds soyeux de sirène, un visage d’aristocrate anglaise en porcelaine. Vincent, encore plus grand, une montage de muscles, le nez aquilin, mais des boucles brunes où j’avais toujours envie de fourrager à plein doigts et qui contrebalançaient une certaine rudesse. Et puis, Lucie, minuscule, madone italienne aux longs cheveux bruns, ronde, le teint mat. D’un coup, la tête m’a tourné. Et je ne sais pas pourquoi je serrais si fort les mains de mes filles quand Juliette m’embrassa après la mise en terre, comme si sans Clara et Cholé, ce baiser m’aurait fait vaciller.

 

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Antoine est mort il y a quelques jours et Juliette souhaite que je l’aide à faire du rangement, notamment parce que Vincent s’y refuse. Peut-être que le fait que j’y aille associe quand même un peu ce fils à son père ? Je ne suis pas très à l’aise, car il y a quelque chose qui m’étonne dans cet empressement à faire le vide après un départ. Evidemment, moi qui ais mis vingt ans à accepter la mort de mon père, je suis mal placée pour faire le moindre commentaire sur ceux qui survivent sans faille.

 

Juliette se charge des vêtements, mon côté romantique imagine qu’elle veut encore une fois sentir l’odeur de son homme. J’ai eu comme attribution le garage et je m’applique à ranger les outils entre vieux trucs rouillés bons pour le parc à ordures et choses potables pouvant encore servir. La première caisse est la plus remplie. Alors que j’entame la rangée derrière les objets les plus utilisés, une boîte à biscuits attire mon attention. Elle est en métal, aux couleurs d’une célèbre marque de chocolats. Je l’ouvre en souriant, pensant y trouver l’une ou l’autre douceur, comme si Antoine avait planqué cette boîte là, pour venir y savourer de temps en temps un caramel à l’abri du regard gourmand de mes deux chattes de filles. Et j’y trouve une mélasse bien épaisse.

 

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J’ai mis la boîte dans mon immense sac besace qui me fait ressembler à une baroudeuse égarée dans la jungle urbaine et j’ai remonté les outils « à garder » dans la cuisine. Je suis partie en courant, sans lancer du bout des doigts mon habituel bisou d’au-revoir à Juliette. Je pense avoir prétexté un mal de tête, je ne sais plus, je me souviens juste de la nausée que j’avais en la voyant.

 

J’ai roulé comme une noyée. Je traversais la campagne entourant ma ville et je ne reconnaissais plus rien. Qu’allais-je faire de cette boîte ? Je ne pouvais la donner à Vincent « comme ça ». Mais le mettre en garde, c’était avouer que j’en savais plus que lui sur un sujet sur lequel je n’aurais rien du savoir. Je prenais le rond-point qui mène à l’avenue dans laquelle nous avons un duplex quand j’ai eu l’illumination. Je me souvenais que, apprenant la mort d’Antoine, je ne voulais pas que mes filles souffrent du lourd poids d’un tabou familial. En ce nom-là, je leur laisserais le soin d’ouvrir la boîte et d’en révéler le contenu à leur père. Ce n’était probablement pas « beau », ce n’est pas ce qu’auraient conseillé psys et autres éducateurs, mais Sainte-Rita, patronne des causes désespérées, ne m’envoyant aucune autre idée, je faisais avec les moyens du bord.

 

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Je pose la boîte sur la table basse du salon en disant : « J’ai ramené un souvenir de votre grand-père ». Les filles accourent et regardent la boîte sans comprendre. Des chocolats d’outre-tombe ? Beurk ! Mais la curiosité est la plus forte. Clara prend la photo : « C’est qui, mamoune ? » et Cholé insiste : « Et là, maman ? ». Je me dégonfle : « Demandez à votre père, les filles ». Ce qu’elles font, mordues d’intérêt.

 

Vincent laisse de côté ses plans d’architecte quand ses petites perles déboulent dans son bureau. Quand il voit les photos, il commente sobrement : « C’est papy quand il était jeune, les filles. Et le petit garçon, là, c’est moi ». Elles rigolent, nos jumelles, leur père, ce petit bout en short et pull jacquard ? Elles entraînent leur papoune au salon : « Viens, il y en a plein d’autres, raconte-nous qui est qui, maman ne reconnaît personne ». « C’est vrai, ça ? » demande Vincent. « Disons que j’ai un peu de mal à reconnaître ta famille », dis-je sibylline.

 

Nous passons une bonne soirée à regarder les photos, certaines très anciennes. Les filles s’endorment facilement après autant de bavardages. Vincent me dit « Merci, mon ange. Ce sont de belles images ». Un instant, je pense en rester là, lui répondre « De rien, mon prince », mais je ne peux pas, il y a ce gouffre sous mes pieds, désormais. Un jour ou l’autre, peu importe les raisons, il s’élargira un peu plus et Vincent tombera dedans. Alors, je l’y lance, car au moins, au creux de notre appartement, ce soir, je suis prête à l’en sortir.

 

« Les photos sont annotées au dos ». Vincent me regarde curieusement. Il en retourne une au hasard. C’est une très belle photo de sa mère, jeune. « Dix août 1956. Juliette a vingt ans. C’est le jour de notre rencontre. Je l’aime comme un fou dès les premières minutes. Je décide de l’épouser immédiatement et je me fiche du quand dira-t-on. Elle est enceinte d’un autre ? Et alors ? L’autre est parti et moi je suis là. Et puis, il faut bien que cet enfant ait un père ».

 

Vincent lève sur moi des yeux d’enfants : « Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? ». J’avoue piteusement que je n’en sais rien. « Ca alors ! Charlotte n’est pas sa fille ? ». Je pense que cela explique les cheveux blonds dans une tribu brune mais je me tais. Il farfouille à nouveau pour trouver la photo où il est avec son père, petit garçon en jacquard et short. Au dos, les mots brûlants : « Eté 63, Juliette m’a annoncé aujourd’hui qu’elle va avoir un enfant. Il n’est pas de moi, évidemment. Comment pourrait-il l’être ? Depuis cette fichue opération ! Mais Juliette s’en moque. Elle se dit probablement que je l’accepterais, comme j’accepte tous ces caprices. Mais cette fois, c’est quand même différent. Je lui en veux. Le bébé, c’est différent : je ne peux lui refuser un père, sans père, on n’est pas grand-chose… ».

 

Vincent pleure. « Tu te rends compte ? J’ai cinq ans sur la photo. C’est à ce moment-là qu’il a changé, il est devenu taciturne, buté. Il était si loin. Et puis, peu après, Lucie est née. Mais rien n’a changé, au contraire » me lance-t-il au visage comme si j’étais coupable du passé. Il fouille à toute vitesse la boîte. Je sais ce qu’il cherche : la photo d’un petit garçon, sourire aux anges et fesses sur peau de mouton. Très vite, son visage disparaît au profit de l’écriture, fine mais si droite, de mon beau-père. « Vincent, mon fils. Il n’y aura jamais rien de plus beau venant de moi, puisque entre-temps, j’ai perdu toute chance d’avoir un enfant ».

 

Vincent est loin de moi. Très loin en lui. Je ne sais pas quoi dire. Je dis n’importe quoi, que je suis là, près de lui, que je l’aime, que tout ça ne change rien. Il chuchote : « Tu te rends compte que j’ai fait la gueule à mon père pendant toute ma vie alors que c’est ma mère qui est une vraie salope ». Je sais. Mais que dire ? « Ce n’est pas grave ? ». Si, ça l’est. « Parle-le lui ? ». C’est trop tard. Il tonne « Mais pourquoi ne m’a-t-il rien dit ? ». Je retrouve ma voix : « Parce que ça aurait été trahir tes sœurs, ce qu’il ne voulait probablement pas. Il s’est tu pour vous épargner. Il a été, depuis toujours et pour vous trois, un père exemplaire ».

 

« On ne lui demandait pas ça », remarque mon petit garçon d’homme. Probablement. Un père normal, qui fait ses valises et un scandale, leur aurait suffit. Mais comme il fallait qu’il les aime pour se mettre entre parenthèse pour leur bien-être. Qu’il devait être courageux pour entendre les enfants parler en termes élogieux de leur mère, sans jamais broncher. Etre si près du gouffre mais ne pas y tomber… Oh ! Comme j’aimerais qu’il soit là, près de moi, pour le serrer dans mes bras en chuchotant : « Merci de les avoir protéger, de leur avoir épargné un cataclysme sans chercher à soigner vos propres blessures ».

 

Et pourtant, c’est cet aveuglement qui a aussi créé les plaies que Vincent se découvre maintenant. Il les voit clairement sur sa peau, dans son cœur. Elles prennent beaucoup de place tout à coup. Mais au moins peut-il enfin les nommer. Voilà qu’il va pouvoir régler ses comptes avec son père et sa mère. La faille pourra se refermer maintenant que les secrets sont éventés.

 

Soudain, je me demande si j’ai des secrets pour mon mari et mes filles. Comme s’il le devinait, Vincent m’entoure de ses bras et m’embrasse le bout du nez : « Peu importe ce que tu aurais à me révéler, surtout, ne meurt pas sans tout me dire ».

 

Alors je me promets : mourir, d’accord, mais seulement pour solde de tout compte.

 

16:30 Écrit par Fanny Charpentier dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

Commentaires

Je trouve ces deux textes émouvants. Ils sont réalistes. On a tous souffert d'un manque ou hérité d'un passé lourd de secrets.
Par contre, je ne suis pas sûre que tu puisses les qualifier de nouvelles. Il faudrait que tu aies d'autres avis sur cette question.
D'ailleurs, je me suis demandé si c'était deux textes distincts ou non.Il faudrait être plus explicite sur la présentation.
Bravo pour ces textes qui m'ont accroché.

Écrit par : Régine Garcia | 19/12/2006

Deux textes? Je n'en ai vu qu'un... Mais effectivement, ils pourraient presque être séparés, comme deux chapitres d'une même histoire. En tout cas, Bravo Emma pour ton écriture fluide, pour la poésie de tes phrases et pour avoir (bien) abordé un thème pas si évident que ça!

Écrit par : EmmaBovary | 19/12/2006

Nouvelle ou pas nouvelle ? Quelle importance ? On peut discuter des heures de la forme mais il y a peut-être à prendre de la distance avec les multiples définitions de la nouvelle. Si ce n'en est pas une, qu'est-ce ? Un récit de vie ? A condition qu'il ne s'agisse pas d'une fiction. Continue Emma, l'essentiel, c'est d'écrire comme on le sent...

Écrit par : Françoise | 19/12/2006

Texte très émouvant. Comme Régine,
je ne sais pas si on peut appeler
ce texte nouvelle. J'ai plutôt eu
l'impression d'avoir affaire à deux
chapitres d'un roman. Peut être parce
qu'il y a deux histoires.
Cela n'enlève rien à la chose : le
texte est beau.
Bravo ! Continue !

Écrit par : Geneviève | 19/12/2006

Eh bien pour un lancement... ... c'est un beau lancement. un texte de départ pour solde de tout compte ? Je te dis bravo, tout simplement. Fiction ou pas, c'est un beau texte introspectif que tu nous livres ici. Quant à l'écriture, c'est simple, direct, on ne décolle pas du texte du début à la fin. Continue, je sens que je vais m'habituer à un texte par mois !

Écrit par : Caf | 20/12/2006

A quand le prochain texte ? Bon, ben moi j'en veux d'autres... Des nouvelles comme celle-ci, j'en suis friand. C'est un vrai plaisir de te lire. Encore que plaisir n'est peut-être pas le bon terme tant ce texte véhicule de choses dures, lourdes, qui font écho profondément en moi. Les secrets de famille, les silences, les tabous familiaux, qui n'en a pas vécu ? J'ai été pris par ma lecture, impossible de lâcher. Pris aussi par la "chute" qui n'en est pas une et se situe au milieu du texte, lors de l'ouverture de cette fameuse boîte. Alors nouvelle ou pas nouvelle ? Qu'importe ? Ta prose coule, accroche le lecteur. On vend aujourd'hui quantité de romans qui, il y a moins de cinquante ans, se seraient appelés nouvelles. Bien malin celui qui donera la définition de la nouvelle !
A quand la prochaine ?

Écrit par : Pierre | 20/12/2006

l'essentiel... ...comme l'a dit Françoise, c'est d'écrire. Tu le fais bien, avec de vraies images, et en te lisant on se dit que l'émotion a du bon. A bientôt pour la suite,
(Solyluna)

Écrit par : Emmanuelle | 21/12/2006

Ton copain a raison de dire que tu écris des sentiments, je ne vois pas de meilleure définition pour ce texte. Très beau.

Écrit par : SpécialeKa | 22/12/2006

Que de talent Encore encore, je suis bluffée, j'en redemande.

Écrit par : miss2red | 22/12/2006

encouragement beau texte plein de sentiments, de vérité, de tendresse aussi. je trouve que tu arrives à parler aux gens. ton talent : faire primer les sentiments sur l'histoire, le vécu sur le vivant, l'émotif sur le factuel. en deux mots j'adore.

Écrit par : dorian | 23/12/2006

surtout... Le sujet est poignant, évidemment, nous sommes les humains, autant j'aime les premières pages, je suis auprès de toi, comprenant ces mots, ce vide, et cette amour qui s'en va, car pas besoin de le dire pour se faire comprendre, la pudeur des sentiments que l'on appel cela, après je suis perdu dans tes temps et tes mouvements, tu passes "a mon goût trop d'année, de onze à trente, et plus...

Mais l'écriture est clair, sensible, et le fond touchant, cependant je n'ai pas fini de lire, et je reste perdu dans tes textes, témoignages ou fiction, je suis con, les deux bien sûr...
jeff

Écrit par : jeffjoubert | 29/12/2006

Surtout, n'arrête pas d'écrire! J'ai été un peu perdue à certains moments de ces deux histoires qui sont pourtant intimement liées. Mais rien que pour le style, très fluide, agréable, le titre et la fin, je peux dire que ton texte m'a ravie.

Écrit par : danielle Akakpo | 08/01/2007

Je suis venue ici par les détours de la toile..le point de départ en était "donne moi quelque chose qui ne meurt pas"..je vous ai lue...Je vous suivrais des yeux car votre écriture outre les points de convergence qui peuvent ramener chacun à son histoire, votre style est nu et sans ce poids de style...Au plaisir de vous lire

Écrit par : naelle | 14/07/2007

trés bon texte effectivement trop court pr etre qualifié de nouvelle

Écrit par : guytaz | 30/07/2007

Les commentaires sont fermés.